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AstriZouille

Les charmes de la vie de famille revus et corrigés

Chasse au boulot | 22 janvier 2007

Marre des CV pas lus, des offres confuses, des postes surdimensionnés et des DRH conformistes à en être ridicules. Marre d'être le Poulidor des entretiens (expression bien trouvée dont le mérite revient à l'épouse de Frédéric).

Marre d'appliquer des méthodes de travail à l'organisation d'une kermesse, marre de manager des mamans déséspérées et des enseignants ramollos. Alors, maintenant je passe à l'offensive.

Aujourd'hui, le ménage a été évacué en quarante cinq minutes, rangement des petits déjeuners compris et miettes chassées (non, pas sous le tapis. Que je n'ai pas de toute manière). Si c'est pas de l'éfficacité, ça...

Baskets chaussées, petite tenue enfilée (dont je vous passe les détails, quoique vous seriez morts de rire) et hop! sur le vélo (d'interieur. Sinon il n'aurait aucune chance de me voir... d'ailleurs son copain avec frein, chaîne et roues biensûr vieillit dehors).

I-pod avec podcasts en anglais sur les oreilles. C'est bon pour les méninges.

Ca s'appelle la préparation psychologique.

Publié par Solène P. à 09:29:15 dans > Vie professionnelle, la belle vie aussi | Commentaires (0) |

De la recherche d'emploi... comparée aux régimes amaigrissants | 09 octobre 2006

Ma quête d'un emploi, même pas idéal mais devenu simplement indispensable, s'apparente à la recherche toute féminine du poids idéal. Je m'aperçois chaque jour que les efforts nécessaires, les compromis, les échecs et les arnaques sont les mêmes.

Pour perdre du poids, appliquez les règles de bon sens, dit-on : préférez les haricots beurre sans beurre aux plats de frites et faites une heure de sport par jour.
Pour trouver un emploi, appliquez scrupuleusement celles-là : consacrez plusieurs heures par jour à votre recherche, organisez-la, envoyez en moyenne trente candidatures spontanées, préférez toujours téléphoner avant pour enquêter, présentez bien et autres blabla.

On est entourés de ceux pour qui ça a marché. De la copine qui enfile un 38 à sa sortie de maternité et ne comprend pas votre "laisser-aller" au bon pote qui a trouvé un emploi sans lever le petit doigt !
J'ai activé le réseau comme Franck l'a dit, envoyé des candidatures spontanées(y'a qu'ça qui marche selon Solange), ciblé les annonces et adapté mon CV (la version 52.6 de mon CV remercie encore Virginie pour ses conseils avisés mais non payés de retours), décroché mon téléphone pour enquêter comme l'ANPE me l'a appris (euh... «Le poste est attribué, M'dame». Autant de temps de gagné... mais un poste de perdu),etc.

Ma Clinique du poids à moi s'appelle Cabinet de recrutement. Les publicités de la première ciblent leur proie en quête d'un meilleur poids qui changerait leur vie, les annonces abracadabrantes du second laissent croire que l'emploi qu'il vous faut existe et qu'il est à portée de main, la leur.
Et voilà la chercheuse d'emploi que je suis qui contorsionne et déforme son CV, à défaut de son corps, pour faire envie à ces recruteurs-là. Elle ne peut même plus compter le nombre de dossiers de candidatures envoyés auxquels un mail laconique prétend qu'on a consacré toute l'attention qu'il fallait.

Et puis, elle a beau faire, la chercheuse entêtée, elle ne rentre pas dans leurs critères... D'ailleurs, vous constaterez que la case «situation actuelle : en recherche d'emploi» n'existe pas dans les formulaires de ces mêmes cabinets ! C'est-y pas un comble, ça ? De même que « perte de poids supérieur à 2,5 kg » ne figure pas dans les catalogues des centres d'amincissement. Avoir 5 kg et plus à perdre ou rechercher du travail, c'est carrément super louche !

Il me reste encore le Téléachat qui vante des crèmes miracle, des ceintures qui font sauna amincissant et appareils de musculation ou de massage portatifs. Alors on achète, on teste, on compare et on se foue la tête dans le four. Pour ma part, j'ai évalué mes compétences en ligne, mesuré mon coefficient émotif ainsi que mes capacités managériales, j'ai même trouvé le temps de m'entraîner à l'entretien et regarnir ma penderie de tenues adéquates. Me manque juste des chaussures beige sans talon, une évaluation de mon niveau d'anglais (TOEIC en cours)... et un recruteur. Le détail qui compte !


En bref, si le surpoids est louche pour beaucoup : manque de volonté, mauvaise hygiène de vie, négligence, problème d'estime de soi et autres salades, le chercheur d'emploi est un gros nul.
Non mais, sans blague, s'il a été licencié, c'est bien qu'il était mauvais, non ? Si elle a pris un congé parental, c'est bien qu'elle n'a aucune motivation ni projet professionnel, n'est-ce pas ?
Et puis, comme chacun sait, tout se paye, les premiers succomberont aux affres d'une maladie cardiovasculaire quelconque, les autres s'abîmeront dans la mer du marché de l'emploi qui leur tourne desesperemment le dos.

Alors, bon vent et bonne mer !

Publié par Solène P. à 13:03:36 dans > Vie professionnelle, la belle vie aussi | Commentaires (0) |

Petites annonces | 12 juin 2006

Je suis choquée.

Chaque jour, j’épluche et étudie les offres d’emploi.

Chaque jour, je découvre des offres lapidaires très étonnantes : « Vous voulez être un gagant ? Rejoignez Top One, l’agence qui grimpe ! » sans description de poste…
D’autres excessivement conventionnelles, « Commercial, X années d’expériences dans le secteur Y, diplômé ESSEC, HEC ». Pour des entreprises sans âme.
D’autres encore qui laissent deviner que leur redacteur est un apprenti recruteur. Je les affectionne particulièrement, on recherche des personnes de chair et d'os, avec plus-value.
D’autres enfin, truffées de termes du jargon propre à l’entreprise. Cherchent-ils un martien ?

Mais celle-là, c’est le bouquet… On recrute quelqu’un expert en co**erie dont la mission consistera à exploiter le consommateur, le rendre chèvre, lui enlever toute indépendance de choix. C’est écrit noir sur blanc, ça fait une bonne piqûre de rappel, non ? Ci-dessous le copier-coller :

« Notre offre s'attaque directement aux standards des industriels du café en capsules et à leur offre "captive" : Nespresso, Lavazza, Tassimo, Malongo… qui contraignent les clients à consommer ensuite uniquement leur café. Nous offrons également du café ... »

Réveillons-nous ! Sans leur café.

Publié par Solène P. à 21:30:36 dans > Vie professionnelle, la belle vie aussi | Commentaires (0) |

Les femmes sont saturées ! | 31 mai 2006

C’est en écrivant un billet que j’ai réalisé que l’espace marketing au féminin était saturé par nos enfants. Je ne développerai pas la question, vous vivez cela tous les jours, le lisez dans tous vos magazines, en discutez entre copines, avec belle-mère et voisines. De quoi ? De nos enfants, pardi ! En définitive, les marketers sont frileux ! Ils s’engouffrent dans des portes ouvertes, maîtrisent packaging, communication agressive et intrusive, bombardements de publi-rédactionnels, copinage journalistique, déformations de l’information et j’en passe.

Cet espace-là est donc saturé. S’adresser aux femmes pour qu’elles investissent dans une nouveauté qui fera grandir leurs enfants mieux qu’elles-mêmes (c’est dit avec plus de nuance, les pros, ce sont eux !) ne devrait plus être tendance.Ouf ! Bientôt on devrait exister par nous-même, et pouvoir évoquer notre vie quand les souris dansent (comprendre : quand les enfants sont ailleurs).

Pour vendre des voitures, ça fait bien longtemps que nos chefs produits ont compris qu’ils devaient évoquer les enfants pour que les pères, nos hommes, craquent. Mais, c’est sans prendre de risque : on sait que l’on change de voiture à la naissance du deuxième et que l’on choisit des monospaces de préférence. On sait aussi que ce sont les hommes qui sont en charge de cet achat mais que Madame veille au grain. Donc, faut emballer les deux avant qu’ils ne se séparent. Oups, je m’emballe !

Et si l’on créait le besoin d'achat pour les enfants chez l’homme ? Comme on a créé chez les femmes des milliers de besoins ostentatoires, dont les masques cheveux, la cuillère qui surveille la température du plat de bébé, les coton-tiges spéciaux bébé, les cotons carrés,… la liste est longue.

Ainsi, comme le père aime jouer, lui réserver un espace un peu plus high-tech avec les arguments auxquels il est sensible (développement de l’intelligence de son enfant, adresse, stratégie, force, indépendance, responsabilité…) : de la baby console Dora à la Play Station version 36, en passant par le tamagotchi, le chiffre des ventes vont sensiblement progresser ! Et notre espace à nous s’élargir un peu…

De même, laisser des liflets avec des sélections masculines de type « Nos experts et pères ont choisi pour leurs potes » sur les comptoirs informatiques, téléphonie etc.. des magasins spécialisés : vous verrez alors les pères s’aventurer seuls dans les rayons de livres pour enfants, jeux et jouets.

Enfin, glisser dans leurs catalogues et sites favoris, un espace d'achat paternel. C’est par exemple, leur donner la possibilité de choisir un appareil photo numérique et un veille-bébé, une prise jack et un lecteur CD pour son fils, un logiciel pour lui et un autre éducatif… Le secret ? Oublier les mots comme petite puériculture (c’est quoi la grande puériculture ? Bien, un truc de femme, ça…), quittez les codes couleurs de l’enfance, vous vous adressez-là aux hommes qui sont plus en confiance avec des tons grisés, bruns, bleutés,…

Donnez aux hommes le plaisir de rapporter à la maison des cadeaux pour ses enfants. Epargnez-leur les épreuves des rayonnages roses concus pour les femmes (et encore !) et l’humiliation de s’être (encore !) trompé : vous devez bien en connaître qui ont déboulé une fois en vainqueur, avec un petit présent, tout étonné et super fier d’avoir trouvé le magasin. Tout sourire aussi d’avoir pris conseil auprès d’une jeune et jolie vendeuse, super aimable et compétente… sauf que l’objet en question est déjà dépassé.

Services marketings d’exception, laissez les femmes tranquilles, elles tiennent le budget et comptent leurs sous, elles n’ont plus (contrairement à la rumeur) "d’espace de cerveau disponible" pour vous et deviennent très critiques à votre égard. Vos publicités, nous les connaissons par cœur avant même qu’elles paraissent, vos basses flâtteries lassent, les bébés blonds et ronds sont trop retouchés et potelés pour être honnêtes.

SVP, tombez à bras raccourcis sur nos hommes, ils n’attendent que ça !

Publié par Solène P. à 10:47:35 dans > Vie professionnelle, la belle vie aussi | Commentaires (0) |

ANPE,mon amour* | 19 mai 2006

Ma table de chevet est concurrencée par une telle pile de livres en attente, que je ne me suis pas encore offert celui-là*. Les extraits m’ont néanmoins fait jubiler en plus de me confirmer que les chômeurs mais pas nuls existaient. Et que j’en fais partie pour une durée de sablier qui file très vite.

ANPE, APEC, même combat et peu importe celui qui vous adopte ! Sachez cependant que l’ANPE « recrute » du chômeur cadre et s’efforce de les occuper à défaut de les placer. Parce qu’en effet, l’ANPE ne propose pas d’emplois mais des stages, des ateliers, des formations,… Pour peu que vous présentiez bien, on va vous rassurer sur vos compétences sans les lire, sur votre savoir-faire de chercheur d’emploi sans vous écouter. Présentez un CV à l’excellente mise en page, sachez que la couleur et la symétrie plaisent aux conseillers ; le contenu, c’est de toute façon ennuyeux.

Si vous montrez votre inquiétude de ne pas aboutir dans vos recherches, votre conseiller va vous inscrire rapidement à un atelier fourre-tout aux outils pédagogiques préformatés. Ainsi, vous reprenez le stress des travailleurs qui courent pour récupérer les enfants à l’heure. Les chercheurs d’emploi n’emploient pas de baby-sitters, c’est bien connu… "Mais pourquoi cela?" m'a demandé un formateur. Je me le demande encore ! Vous ne travaillez pas encore mais l’ANPE prend soin de vous.

Mais, je vous en conjure, chômeurs amis, faites un effort pour rentrer dans les cases et codes rom ! Vous faciliterez le travail des conseillers à défaut de travailler vous-même. Et puis, lors de vos brèves rencontres, oubliez les termes techniques : internet, synopsis sont des mots qui ont fait peur aux miens !
N’effrayez pas le gentil conseiller, il peut être sensible. Avez-vous donc déjà oublié le confort de votre ancien fauteuil de bureau ? Pour peu que votre conseiller bénéficie d’un mobilier de bureau dernier cri avec de chouettes roulettes sous le fauteuil… Ayez une pensée amicale pour lui, ne le stressez pas, il pourrait tomber et rejoindre ses pairs qui font exploser les statistiques d’absentéisme…

Enfin, revoyez vos intitulés de poste, vous êtes forcément un peu informaticien ou commercial ou assistante commerciale, non ? Choisissez et oubliez toute responsabilité honteuse, tout poste indigne d’un chômeur, toute vélléité de faire comprendre qu’il existe d’autres métiers.

Et débrouillez-vous… mais aviez-vous la moindre illusion ?

 

*ANPE, mon amour. Histoire de vie. De Françoise Bonne, aux éditions de l'Harmattan

Publié par Solène P. à 11:59:28 dans > Vie professionnelle, la belle vie aussi | Commentaires (0) |

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